PRESENTS :
- M. Roland
BARAVAGLIO
-
M. Gilbert BENOIT-CATTIN
- M. Paul
BERARD
-
M. Paul BOSSAN
- M. Roger
CAMPION
-
Mme Mady CARLIN
-
M. Georges COLOMBIER
-
M. Charles CRONIE
-
Mme Denise DESPOIS
-
M. Roland FARCONNET
-
M. le Pr Alain FRANCO
-
Mme le Dr Agnès DE GALBERT
-
M. Georges GRUBIT
-
M. François JACQUET
-
M. Michel LAMBERT
-
M. Roger MAGGUILLI
-
Mme le Dr Nelly MALLET
-
M. Roger MILLIER
-
Mme Simone NEYRET
-
Mme Mireille PELLIN
-
Mme Gisèle PEREZ
-
M. Jean-Auguste RICHARD
-
Mme Marie-Thérèse ROBIANI
-
Mlle Nicole ROCHAS
-
M. André RONSEAUX
-
M. Jean TANNIOU
-
Mme Claude WEERS.
ASSISTAIT
EGALEMENT A LA SEANCE :
- M. Jean GIARD, association ALERTES.
EXCUSES :
- M.
José ARIAS
-
M. le Dr Bruno BERTRAND
- Mme
Simone BUES
-
M. Jean-Claude BÜHLER
- Mme
Louise CHATELAIN
-
Mme Arlette CIRAMI
- M.
Jean CORCELLE
-
M. Pierre DURAND
- M.
Henri FOUILLARD
-
M. Pierre VIGIER.
Le
président de la séance, M. ANDREA, directeur
départemental des affaires
sanitaires et sociales de l'Isère rend hommage à M.
MALOSSANE, membre du
CODERPA, récemment disparu et ouvre la séance. /...
* * *
1. COMPTE-RENDU
DE L'ASSEMBLEE DU 22 NOVEMBRE 2002 :
Quelques
remarques de forme concernant ce compte-rendu par Mrs
TANNIOU,
BERARD et CRONIE.
Le
compte-rendu est approuvé.
2. LE
POINT SUR L'APPLICATION DE L'APA ET LA TRIPLE
TARIFICATION (présentation
de Mme PEREZ, Mme ROBIANI et M. GARNERET) :
Mme PEREZ
débute son exposé en faisant part à
l'assemblée du prochain départ en retraite
de Mme ROBIANI, en charge des établissements pour personnes
âgées au Conseil
général de l'Isère.
Elle
donne ensuite des précisions sur l'APA dans le
département de l'Isère (données
arrêtées au 31 décembre 2002) : 6.141 dossiers
d'APA en établissement avaient
été traités à cette date, environ 13.000
personnes au total bénéficiaient de
l'APA (domicile + établissements).
Concernant
les personnes en attente, il est difficile de citer un chiffre
précis. A
l'arrivée des dossiers, les médecins du service APA
vérifient qu'il n'y ait pas
suspicion d'une situation d'urgence médicale et/ou sociale. Le
facteur limitant
pour le traitement des dossiers est la difficulté à
recruter des médecins pour
renforcer les équipes médico-sociales sur l'ensemble des
territoires isèrois.
Mme PEREZ
explique que dans l'attente d'une évaluation par une
équipe médico-sociale, est
versée une APA forfaitaire, qui n'est pas
récupérée au cas où elle soit
supérieure à celle définie par l'évaluation.
Elle
déplore ensuite les nouvelles mesures concernant l'APA,
notamment la
participation demandée à certains
bénéficiaires.
M.ANDREA
propose de passer à une présentation des chiffres et
données techniques rendant
compte de la situation locale.
Mme
ROBIANI commente cette projection "Powerpoint", détaillant le
budget
2003 personnes âgées du Conseil général
avant de donner des précisions sur
l'APA en établissement. M. GARNERET présente ensuite des
données sur les
conventions tripartites pour les établissements
hébergeant des personnes âgées
dépendantes conclues en 2002 et début 2003.
Mme PEREZ
interromp cette présentation pour évoquer les
surcoûts supportés par certaines
personnes âgées hébergées en
établissement lors du passage de l'allocation PSD
à l'allocation APA et l'aide apportée par le conseil
général de l'Isère pour
les aider à y faire face. Elle déplore ensuite les
"freins" apportés
à la réforme de la tarification des établissements
et évoque le blocage des
"crédits PLS" utilisés pour financer des créations
ou rénovations
d'établissements.
M. ANDREA
revient sur les propos de Mme PEREZ :
- pour
l'APA, certes est introduit un ticket modérateur mais le
caractère universel de
l'allocation est préservé. Pour les prêts PLS, la
DDASS est un partenaire parmi
d'autres. Même si ces prêts PLS sont à taux
bonifié, il existe d'autres types
de financement. Ces prêts sont également très
utiles pour le financement des
logements sociaux familiaux.
/...
-
concernant les crédits de médicalisation, le taux
d'évolution de l'ONDAM est
moyennement favorable (3,38 %). L'objectif 2003 est toujours de 1.800
conventions au plan national. L'enveloppe régionale, donc
départementale, n'est
pas encore connue. L'objectif de signer toutes les conventions (hors
certains
logements-foyers) fin 2005 sera tenu malgré une année
2003 difficile pour le
conventionnement.
Mme
ROBIANI rappelle que les prêts PLS ouvrent le droit à
l'allocation logement
pour les résidents.
M.
MILLIER déplore le manque de places dans le sud Isère. Il
suggère pour Grenoble
d'utiliser les actuels locaux de la clinique des Cèdres
(celle-ci doit
déménager dans les deux ans à venir).
M.
JACQUET lit une motion (jointe en annexe 1) élaborée par
des associations du
premier collège du CODERPA, faisant notamment état d'un
nombre important de
dossiers APA en attente de traitement au Conseil général
de l'Isère, et
demandant que tous les dossiers enregistrés
antérieurement au 1er
avril 2003 soient pris en compte au titre de la réglementation
APA applicable
avant cette date. Il interpelle Mme PEREZ, demandant une réponse
immédiate.
Mme PEREZ
souhaite disposer du texte de cette motion pour lui répondre.
M. ANDREA
rappelle que ce type de démarche relève plus d'une
intervention directe auprès
des services concernés, le CODERPA étant un lieu
d'information et d'échanges
d'après l'ordre du jour : le champ des "personnes
âgées" est vaste,
les réformes sont complexes, il est possible d'aborder de
nombreux sujets.
M.
JACQUET relance Mme PEREZ. Celle-ci s'interroge sur la source des
informations
évoquant le chiffre de 700 dossiers en "souffrance", rappelle
les
difficultés de recrutement de médecins sur six secteurs
isérois et insiste sur
la nécessaire qualité de traitement des dossiers.
M.
TANNIOU expose que pour lui, le rôle du CODERPA est d'être
un lieu d'échanges
et de débat entre associations et autorités.
Sur les
questions précédemment évoquées, il pense
que certaines personnes ayant déposé
un dossier APA ont touché une allocation forfaitaire et d'autres
non, et
souhaite que les habitants des divers territoires isérois
bénéficient d'une
même qualité de service.
M. ANDREA
revient sur les propos de M. TANNIOU et rappelle la
nécessité de suivre l'ordre
du jour.
M. CRONIE
souligne que si les délais d'obtention sont trop longs, les
personnes décèdent
avant de bénéficier de l'APA. Mme PEREZ défend la
qualité de la mise en place
de l'APA en Isère et rappelle que 13.000 personnes vivantes en
bénéficient.
M. ANDREA
revient à l'ordre du jour en insistant sur la nécessaire
coordination entre
institutions médico-sociales et sanitaires dans le cadre des
démarches qualité
en EHPAD.
Mme WEERS
souligne que ces démarches qualité font naître des
espérances dans les équipes,
mais que les moyens octroyés ne sont pas toujours à la
hauteur de ces
espérances.
/...
M. ANDREA
ne souhaite pas que les établissements se censurent, le niveau
des moyens qu'il
est possible d'attribuer ne doit pas limiter la réflexion sur
l'amélioration de
la qualité.
Mme WEERS
déplore que souvent les moyens sont trop justes, notamment pour
les
remplacements d'été.
M.
LAMBERT explique qu'il est administrateur de trois
établissements, qui ont besoin
de financements supplémentaires et sollicite l'attribution de
moyens nouveaux
si des crédits sont disponibles.
M.
RONSEAUX s'interroge sur le niveau de formation des personnes
intervenant
auprès des personnes âgées. Mme MALLET
précise qu'en établissement le niveau de
formation est correct, ce qui n'est pas toujours le cas pour les
intervenants à
domicile.
M. ANDREA
demande que l'on passe au point 3 de l'ordre du jour.
3. MISE EN PLACE DES
CLIC, POINT SUR LE DECOUPAGE
GEOGRAPHIQUE ET SUR LA REFORME DES SERVICES SOCIAUX :
Mme PEREZ
insiste sur la nécessité d'une bonne coordination des
intervenants qui passe
par la définition de territoires adaptés. Elle
présente les onze nouveaux
territoires d'action sociale du Conseil général de
l'Isère, où seront déconcentrés
les divers services sociaux. Elle appelle au développement de
nouveaux CLIC en
complément des quatre existants aujourd'hui pour arriver
à terme à douze CLIC
en Isère (douze CLIC pour onze territoires car deux CLIC sur
territoire
Voironnais - Sud-Grésivaudan - Chartreuse).
Mme
MALLET souhaite la tenue d'un prochain comité de pilotage du
dispositif CLIC
maintenant que la question de la définition des territoires est
résolue.
M. BOSSAN
expose la position du premier collège du CODERPA concernant les
CLIC. Quatre
points essentiels :
- un CLIC
pour chaque territoire
- les
CLIC doivent être le "guichet unique" pour les personnes
âgées
- les
CLIC doivent atteindre rapidement le niveau 3
- ils doivent être en relation
avec les mairies, relais utiles notamment en zone rurale.
M. FRANCO
rappelle que les CLIC sont prioritairement tournés vers les
usagers. De son
point de vue de professionnel, il considère la sectorisation
effectuée et la
mise en place des CLIC comme une énorme avancée. Il
insiste sur la nécessité
d'une liaison entre secteur social et sanitaire et regrette qu'il n'y
ait pas
d'acteur du sanitaire au sein du COPIL CLIC.
M. ANDREA
souhaite faire accélérer les choses pour l'articulation
sanitaire/médico-social/social.
Si le
milieu hospitalier n'est pas représenté au niveau du
COPIL CLIC, il rappelle
que tous les directeurs d'établissements sanitaires sont
fortement incités à
s'impliquer dans le CLIC de leur territoire.
Mme
MALLET explique que le COPIL CLIC avait repris la composition du groupe
"schéma gérontologique" de début 2000. Elle
rebondit sur la
nécessaire implication de l'hôpital puisqu'il est
nécessaire d'assurer une
bonne coordination des sorties.
/...
M.
JACQUET rappelle que lors d'un précédent CODERPA, il
avait été souhaité de voir
les CLIC sur Internet.
Mme
MALLET précise que le CODERPA avait souhaité un lien fort
entre CLIC et UDIAGE.
Mme
ROCHAS intervient pour souligner la nécessité de former
des aides-soignantes en
nombre suffisant. Il est difficile d'en recruter, notamment pour le
domicile. M. RONSEAUX souhaite connaître
les besoins en
la matière.
4. SUIVI DU
SCHEMA GERONTOLOGIQUE (GROUPE PREVENTION) :
Mme PEREZ
souligne que la décentralisation annoncée va
entraîner des transferts de
compétence. De ce fait, le nouveau schéma
gérontologique devra en tenir compte.
Elle
présente ensuite à l'assemblée M. GIARD,
président de l'association ALERTES et
explique avoir souhaité la participation de cette association
aux "Etats
Généraux de la gérontologie" qui doivent avoir
lieu en juin à Vizille.
Mme PEREZ
souhaite que cette manifestation soit organisée par un
comité de pilotage
regroupant Conseil général de l'Isère, association
ALERTES, DDASS, CODERPA et
UDIAGE. Elle annonce le recrutement d'un chargé de mission
devant animer ce
projet.
Son
souhait est que ces Etats Généraux fournissent de la
matière utile pour nourrir
la réflexion autour du prochain schéma
gérontologique.
M. GIARD
explique que de nombreuses réformes récentes ont
entraîné un vrai bouleversement
du secteur gérontologique. Ce sont ces mutations qui ont
amené l'association
ALERTES à souhaiter ces Etats Généraux. Il serait
souhaitable que cette
démarche soit très décentralisée.
M. ANDREA
précise à M. GIARD que si la participation de la DDASS
est souhaitée lors de
ces Etats Généraux, il faudra que celui-ci expose son
projet au Préfet.
Mme DE
GALBERT présente ensuite la plaquette remise en séance
qui décrit les travaux
du groupe "prévention" du Conseil général de
l'Isère. Ces brochures
seront distribuées dans toutes les communes.
M.
CAMPION déplore que le CODERPA ne figure pas parmi les
partenaires cités dans
cette plaquette. Mme DE GALBERT précise que la brochure ne
recense que
les acteurs de la prévention.
Présentation rapide par Mme
ROBIANI des cartes de listes d'attente pour entrée en
établissement, puis la
priorisation des projets d'établissements.
Mme WEERS
s'inquiète de la montée des besoins pour les personnes
dépendantes psychiques.
M. FRANCO
insiste sur la nécessité d'avoir des outils, des lieux
d'accueil adaptés à des
besoins différents : il faut des réponses pour accueillir
les personnes en
situation de crises aiguës. Les unités
psychogériatriques ne doivent pas
devenir des mouroirs où l'on reste.
/...
5. M. BOSSAN
souhaite que l'on passe aux questions diverses.
M.
TANNIOU informe l'assemblée de la parution tous les mardis, dans
le
"Dauphiné Libéré", d'une rubrique destinée
aux personnes âgées.
Par ailleurs, il souhaite que le
travail du CODERPA soit mieux connu et demande que l'assemblée
plénière mandate
le bureau pour "communiquer". M.
ANDREA rappelle que le CODERPA est présidé par le
Préfet, et demande que la
communication soit mesurée.
M. TANNIOU présente ensuite les
comptes du CODERPA :bilan et compte de résultat 2002 : ceux-ci
n'appellent pas
de commentaires et sont approuvés.
M. BOSSAN
évoque la motion élaborée par le bureau du CODERPA
de l'Isère dans sa réunion
du 3 mars et les réponses des parlementaires à cette
motion. Ces textes étant
diffusés dans les pochettes de documents remises lors de cette
plénière, il
n'est pas nécessaire de les joindre au compte-rendu.
Mme WEERS
souhaite que toutes les personnes absentes reçoivent ces
pochettes de
documents. Après discussion, il est décidé
que :
- les titulaires devront informer
leur suppléant
-
que seules les personnes excusées se verront adresser le dossier
remis aux
participants.
* * *
La séance est close à 17 h
30.
* * *
P/Le
directeur
départemental
des
affaires
sanitaires et sociales,
L'Inspectrice
principale
Véronique
MOREAU
NOTA
BENE :
.Le document remis en séance reprenant les diapositives
projetées comportait une omission dans l'avant-dernière
page qui concerne la
priorisation des nouveaux projets.
.Manquait
le point 4 : CORENC ® extension de
capacité de 57 à 78 places.
(Annexe 1)
CODERPA DE L'ISERE.
Séance plénière du Vendredi 25 Avril 2003
MOTION D'ASSOCIATIONS DU 1° COLLEGE DU CODERPA.
Nous
avons connaissance, d'une quantité importante de
dossiers de demandes A.P.A. en souffrance au Conseil
Général de l'Isère.
Ce nombre de dossiers est
supérieur à 700 demandes.
Certaines de ces demandes
remontent à plus d'un an. (Avril
2002).
Nous
rappelons la loi à ce sujet :
" A
compter de l'enregistrement du dossier complet, les
services doivent notifier leur décision d'attribution de l'APA
au bénéficiaire
dans un délai de deux mois. A défaut, l'allocation est
accordée sur la base
d'un montant forfaitaire et, jusqu'à la notification d'une
décision expresse.
Il en est de même en cas d'urgence d'ordre médical.
A domicile ce montant
forfaitaire est égal à 50 % du montant
national correspondant au GIR1, soit 533,47 Euros / Mensuel. En
établissement
il s'élève à 50 % du tarif afférent
à la dépendance appliquée dans la structure
aux résidents classés en GIR 1 et GIR 2.
Ces sommes s'imputant sur
les montants APA versés
ultérieurement ".
Nous
demandons :
1 / :
Que le Conseil Général nous fournisse un état
détaillé
des dossiers en souffrance, en faisant ressortir :
- Les
dates de premiers enregistrements.
- Les
CLIC dont dépendent ces dossiers.
- Les
GIR de ces demandes.
- Les
raisons de ces retards.
- Que le
C.G. s'engage sur une date au plus tard pour
solutionner ces retards.
- Que
dans tous les cas la loi ci-dessus mentionnée soit
respectée.
2 / : Compte tenu du nouveau décret entré en vigueur le
1°
Avril 2003, concernant la mise en œuvre de l'APA, que tous les dossiers
de
demandes enregistrés avant le 1° avril 2003 soient pris en
compte au titre de
la réglementation antérieure.
Nous
demandons que cette motion soit annexée au compte rendu
de la séance plénière de ce jour.